Le gang des rêves

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SYNOPSIS

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

MON AVIS

2 jours pour tourner c’est presque 1000 pages, et si seulement il y en avait un peu plus … qu’il est difficile de laisser ces personnages auxquels je me suis attachée, et fermer définitivement ce livre. Dilemme !

Tout commence en Italie, Cetta 15 ans est rendue boiteuse par sa mère pour lui éviter le regarde du « patron » et le viol. Cette mère qui aime tant sa fille lui jure de la tuer de ses propres mains si elle ne lui obéit pas. 15 ans plus tard, Cetta est en Amérique avec son fils, Christmas. Elle lui tient les mêmes propos que sa mère lui a tenu, obéi moi, suis le bon chemin sinon je te tuerai de mes propres mains : la force de l’amour maternel.

Ce roman est une merveille au sens où il a comblé toutes mes attentes. L’envie de voyager, l’envie d’être dépaysé, l’envie de l’inconnu. Et la plume de Luca Di Fulvio est un bonheur. On oscille entre aujourd’hui et avant, en Italie, en Amérique, à Manhattan, à New York. Cetta jeune, Cetta mère, Christmas enfant, Christmas adolescent et Christmas adulte.

La construction fait alterner les époques, les retours en arrière apportant un éclairage sur les situations plus récentes, et les personnages, qui se croisent ou se perdent pour leur malheur ou leur bonheur. Pas question de s’ennuyer un instant.

Mais ce roman c’est aussi une très belle histoire d’amour entre Christmas et Ruth, une histoire unique et déroutante.

EN BREF

Époustouflant ! Envahissant ! Transportant ! Dépaysant ! Hallucinant ! Craquant !

Et il y en a tellement d’autres pour parler de ce roman, un coup de cœur que je recommande vivement.

★ ★ ★ ★ ★

COUP DE COEUR


« L’amour ça enflammait, ça consumait, ça faisait devenir beau mais laid aussi. L’amour changeait les gens, ce n’était pas une fable. La vie n’était pas une fable. »

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Les débutantes

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SYNOPSIS

Un roman d’apprentissage qui relate les parcours de quatre jeunes femmes pleines d’avenir. Sally, Célia, April et Bree se rencontrent sur le campus de Smith, une université connue pour son esprit féministe et libertaire.

MON AVIS

Qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui ? A-t-on le choix dans un monde d’hommes ? Quelles sont les différentes manières de s’engager ? Pourquoi y a-t-il plusieurs féminismes ? Avec Célia, Bree, April et Sally, J. Courtney Sullivan explore ces questions et creuse les débats théoriques en utilisant les parcours de ses héroïnes.

Celia est une fille débordante d’envies et n’arrive pas à se poser, April est une féministe aguerrie, Bree se cherche mais tend à être lesbienne et Sally est mariée et attend un enfant. Ces quatre profils sont traités à l’extrême : Celia couche avec un homme chaque soir, April se lance dans des campagnes sérieuses et dangereuses, Bree raconte ses moments érotiques et Sally nous invite à son accouchement !

C’est également l’histoire d’une amitié entre quatre filles devenues femmes, qui a des hauts et des bas, mais qui prouve que malgré les aléas de la vie, les différentes nouvelles occupations, une amitié, si elle est forte, le reste.

EN BREF

Une belle histoire d’amitié, réaliste, entre quatre jeunes femmes qui grandissent et se confrontent à la condition de la femme dans la société.

★ ★ ★ ★ ☆

BONNE LECTURE


« On ne fait pas toujours les choses que nos parents voudraient que nous fassions, mais c’est une erreur de leur part s’ils ne sont pas capables de trouver une façon de nous aimer quand même. »

Nos étoiles contraires

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Le challenge des séries commence !

1ère lecture, Greys Anatomy : Lire un livre où le personnage principal est un médecin ou est malade –> Nos étoiles contraires  

SYNOPSIS

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. 

MON AVIS

Il y a des titres qui promettent une lecture belle et dramatique. C’est l’effet qu’à toujours produit ce titre sur moi. Nos étoiles contraires est un titre qui me promet de nombreux sentiments et une larme à la dernière page. Promesse tenue.

Hazel et Augustus sont malades, mais pas d’un rhume ou d’une angine, de maladies graves qui vont entraînées une mort rapide. Dès les premières pages, le lecteur se prépare à devoir quitter brutalement un ou deux personnages …

Mais même en sachant cela, il est impossible de ne pas s’attacher à ces deux adolescents si touchant. Aimer, mais ne pas être aimer, de peur de faire souffrir l’autre, voilà le dilemme d’Hazel. Et pourtant l’amour ne se décide pas. Et au fil des pages on va suivre l’amour naissant entre ces deux protagonistes victimes de la maladie, mais si fort, si combattant.

L’auteur nous guide dans les vies d’Hanzel et d’Augustus, avec de l’humour, de l’amitié, de l’amour … à travers la vie et la mort.

EN BREF

Un livre touchant, émouvant avec des personnages vrais et attachants. Un roman jeunesse que je recommande.

Merci à Frou pour la découverte de cette lecture lors du Swap Coup de Cœur ! encore 🙂

★ ★ ★ ★ ☆

BONNE LECTURE


« Je suis amoureux de toi et je sais que l’amour n’est pas un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi. »

Americanah

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SYNOPSIS

« En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire. »

Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.

Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?

Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

MON AVIS

Actuellement, je travaille avec de jeunes mineurs étrangers et mes questions sont nombreuses, ma remise en question professionnelle également. Alors quand j’ai lu une chronique littéraire sur ce roman, je me suis dit que c’était la lecture qu’il me fallait, car les termes « racisme », « immigration », « choc culturel » font partis de mon quotidien.

Ifemelu est une jeune fille qui est née au Nigeria, y a grandit, mais qui part un jour en Amérique, laissant ses parents et son amoureux, pour aller étudier, pour avoir un avenir digne de ce nom.

Obinze, tout comme Ifemelu, est né au Nigeria où il a grandit avec sa mère. Profondément amoureux d’Ifemelu, quelques mois après son départ en Amérique, il n’a plus aucunes nouvelles d’elle et fini par partir à Londres tenter sa chance dans un autre pays, le seul à accepter de lui délivrer un VISA.

Ce roman se déroule en cinq parties : l’enfance d’Ifemelu, la rencontre entre Ifemelu et Obinze, leurs vies en Amérique et à Londres et le dénouement du roman. Un à un, ils sont narrateurs de leurs histoires, de leurs difficultés, de leurs forces, de leurs échecs. L’écriture est fluide et les chapitres s’enchaînent avec des flash back par toujours faciles à identifier, et parfois il est difficile de mettre les événements dans le bon ordre.

Sur le milieu du livre j’ai ressenti quelques longueurs et j’ai commencé à me rendre compte que ce livre ne répondait pas à mes attentes. J’en attendais plus de ressenti de la part des personnages principaux sur le choc culturel quand on arrive dans un autre pays, plus de sentiments sur la solitude, l’abandon familial, l’immigration, le racisme. Bien sûr, ces sujets sont présents, mais ils n’ont pas été assez forts à mon goût, peut être pas assez intense par rapport à ce que je vis au quotidien.

EN BREF

Ce roman traite d’un sujet poignant, l’immigration et le racisme. Mais j’ai trouvé cette lecture trop longue, un peu en désordre et sans fil conducteur réel, trop de paroles et pas assez de sentiments, de délayage.

★ ★ ★ ☆ ☆

LECTURE AGRÉABLE


« Si tu ne comprend pas, pose des questions. Si poser des questions te met mal à l’aise, dis-le et pose-les quand même. On voit facilement si une question part d’une bonne intention. Puis écoute encore davantage. Parfois les gens ont seulement envie d’être entendus. »

L’horizon à l’envers

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SYNOPSIS

Où se situe notre conscience ?
Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ?
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie. Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en oeuvre leur incroyable projet.
Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus.
Un roman sur la vie, l’amour et la mort… parce que, après, plus rien n’est pareil.

MON AVIS

Un livre offert lors d’un Swap Coup de Coeur et le nom du swap traduit tout à fait mon ressenti lorsque j’ai refermé la dernière page de ce merveilleux roman. J’aime l’écriture de Marc Lévy, simple et efficace mais je ne pensais pas être transporté et conquise à ce point.

Luke et Josh sont amis depuis l’enfance, tout deux de futurs chercheurs scientifiques.

Hope fréquente la même université et va croiser leurs chemins.

Les dés sont lancés pour ce trio.

Amitié, amour, folie, recherche scientifique, évolution de la vie, maladie, mort … Tout ces sujets sont traités, avec de tellement de force et de talent que je ne peux vous en révéler plus sans vous spoiler ce roman.

Le seul reproche que je peux faire à ce roman, c’est la densité de certains passages à caractères scientifiques sur le fonctionnement du cerveau, de la mémoire qui ont un peu freiné ma lecture, mais qui ont vite été oublié pour la plume si douce et romantique de l’auteur.

EN BREF

Une lecture passionnante, un livre impossible à lâcher avant d’avoir tourner la page. Comment ce roman mêlant amitié, amour, science fiction et suspens va t-il s’achever. Un bonheur de tourner les pages de ce Lévy 🙂

★ ★ ★ ★ ★

COUP DE CŒUR


« Ce que nous croyons n’a pas d’importance, c’est la façon dont nous aimons qui fait de nous ce que nous sommes. Je croyais qu’on aimait adulte comme on avait été aimé enfant, je me trompais, le véritable amour consiste à donner ce dont on a manqué, sans retenue ni crainte, je l’ai appris de toi »,

La petite fille et le SS

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SYNOPSIS

Une rencontre improbable…

Décembre 1944. C’est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d’exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l’enfant, tue l’autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d’une humanité soumise à l’instinct de survie.

Aucun personnage de ce roman palpitant n’est blanc ou noir. La guerre s’écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide.

MON AVIS

Achat France loisirs depuis quelques mois dans ma PAL, une envie de changement de style, d’époque. J’ai craqué sur la Petite Fille et le SS.

C’est l’histoire d’un allemand SS, mais pas vraiment SS dans l’âme. Un peu perdu dans sa vie, seul, ancien trappeur au Canada, revenu pour la guerre car fuir serait mal vu.

C’est l’histoire d’une petite fille juive dont les parents ont disparu dans la folie de la guerre, reccueilli par une famille française, puis confié à un curé, qui croise le regard d’un SS qui doit la tuer.

C’est l’histoire d’une rencontre, d’un puissant sentiment d’amour entre un homme seul et une petite fille seule.

Ce livre est leur histoire, un témoignage sur la force de l’humanité au dessus de la barbarie humaine.

Ce roman est vivant, riche en rebondissement, l’écriture de l’auteure est tellement fluide qu’on se laisse transporter et qu’on dévore le roman en quelques heures, avec un pincement au cœur quand la dernière page est tournée.

Le fond historique est présent, le lecteur saisit le contexte, le climat de peur permanent, la délation … Une belle histoire sur un fond dramatique, la folie nazie.

EN BREF

Ce roman a provoqué chez moi l’effet recherché, m’évader loin, dans une autre époque. Les personnages m’ont transporté l’espace d’un après-midi pour mon plus grand bonheur. Une lecture poignante que je conseille vivement à tous les passionnés de guerre et de sentiments.

★ ★ ★ ★ ★

EXCELLENTE LECTURE

« Les convictions idéologiques , la haine raciale , le sens de l’obéissance appris à coups de badine et de bottes dans le cul, la passion démentielle pour le führer et la foi en la victoire , tout cela s’effritait d’un coup , à cause d’ une petite chose, complètement anodine, à peine entrevue, mais, qui, une fois remisée dans un espace obscur de la mémoire, ressurgit un jour et vous explose à la gueule comme une bombe »

L’infini + un

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SYNOPSIS

Bonnie Rae Shelby, superstar mondiale, a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie.
Finn Clyde, lui, n’est rien et ne possède rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. La seule chose qu’il demande : qu’on lui donne enfin sa chance.
Une main tendue et quelques coïncidences plus loin, et les voilà engagés dans un périple qui pourrait les transformer aussi bien que les anéantir.

MON AVIS

Lui a perdu son frère jumeau lors d’un braquage et sort de prison .

Elle est désespéré , sa carrière de chanteuse n’a plus de sens après la mort de sa sœur jumelle. C’est deux être ayant perdu leur moitié, ne trouvent pas leur place dans la société et vont se rencontrer pour partager de nombreuses aventures au travers de l’Amérique. Entre les journalistes, la police, l’enquête sur la disparition, ces deux personnages vont devoir s’unir et se soutenir, à la manière de Bonnie and Clyde.

J’ai trouvé cette lecture légère et fluide, même si je dois reconnaître que dès le début de l’histoire on se doute du déroulement et de la fin, ce qui a rendu la fin un peu longue.

Les transitions sont trop faciles et superficielles et c’est pour cette raison que je ne me suis pas attachée aux personnages. Leurs histoires auraient pu être poignantes, mais j’ai trouvé que c’était trop, trop de coïncidences trop de faux hasards.

J’ai été plusieurs fois déstabilisée par le changement de narrateur, changement dont je ne comprenais pas toujours l’intérêt. On alterne entre le point de vue de Bonnie, celui de Finn et certains passages à la troisième personne. Certains passages ont été confus dans mon esprit.

EN BREF

Une histoire d’amour moderne entre deux jeunes adultes sur un fond de Bonnie and Clyde. Un road trip à travers l’Amérique peut convainquant, une impression de déjà vu.

★ ★ ★ ☆ ☆

LECTURE AGRÉABLE

« Je crois aux nombres. Ceux qu’on voit et ceux qu’on ne voit pas. Les réels et les imaginaires, les rationnels et les irrationnels et tous les points sur les droites infinies. Les nombres ne m’ont jamais déçu. Ils ne racontent pas n’importe quoi. Ils ne mentent pas. Ils ne prétendent pas être autre chose que ce qu’ils sont. Ils sont intemporels. »