André TARAUD, Gardien de phare

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SYNOPSIS

Durant toute sa carrière, André a veillé sur les océans. Il a gravi les marches d’une vingtaine de phares et, parmi eux, les plus terribles, les phares de l’enfer, ceux de la mer d’Iroise : Les Pierres Noires, Ar Men, La Vieille, Le Four… Il a senti le granit des fondations trembler sous les coups de boutoir des tempêtes, vu disparaître ses amis emportés par une lame venue des tréfonds de l’océan. Le confort est inexistant. L’hiver, l’eau coule derrière les parois des lits clos ! Le gardien reste parfois plusieurs jours sans nouvelles de la famille. Le téléphone ne sert qu’aux vacations techniques. Une vie austère pour un métier noble, une vie où chaque phare est une aventure périlleuse. Mais cette vie, André l’a désirée et ne regrette pas ce choix ; il serait prêt à le refaire tant la sensation de liberté est grande, au large des côtes de France…

MON AVIS

Intriguée depuis toujours par la vie de gardien de phare, quel bonheur pour moi qu’une collègue me propose de lire le témoignage d’un gardien de phares. Et pas n’importe quels phares, les plus grands ! Ar Men, La Vieille, Le Créach’ ! Ne manque que la Jument.

C’est émouvant de lire le vécu de cet homme qui maîtrise tant son métier. On suit son quotidien, ses émotions, la réalité du terrain, ses connaissances techniques, la difficulté d’un tel métier, son évolution. Et surtout cette fin de son métier du à l’automatisation des phares.

Durant quelques lignes le narrateur devient la femme de ce gardien, à travers son regard, on s’aperçoit de sa vie, celle des ses enfants, toujours à suivre son mari dans ces nombreux déplacements. Regards croisés.

EN BREF

Ce livre m’a fait retourné pour quelques instants dans ma Bretagne, auprès de l’océan pour mon plus grand bonheur.

Un magnifique témoignage sur un métier qui me fait tant rêver. Seule au milieu de l’océan.

LECTURE AGRÉABLE

★ ★ ★ ☆ ☆

 


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Un goût de cannelle et d’espoir

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SYNOPSIS

Allemagne 1944. Naïve et innocente, Elsie traverse la guerre à l’abri de la petite boulangerie de ses parents et sous la protection d’un officier nazi, loin d’être indifférent à son charme. Lors de la soirée de Noël du parti, elle échappe de peu à un viol grâce à un petit garçon juif. Seul et sans défense, il demande à la jeune fille de le cacher. Prendra-t-elle le risque ? États-Unis, de nos jours. À quatre-vingts ans, Elsie s’active toujours derrière les fourneaux de sa boulangerie. Elle rencontre Reba, une journaliste venue l’interroger sur les fêtes de Noël du passé…

MON AVIS

Texas, novembre 2007, Reba est journaliste et doit écrire un article sur Noël à travers le monde. Elle a jeté son dévolu sur une boulangerie allemande située à El Paso où elle vit avec Riki, garde frontière. Reba ignore que ce reportage changera sa vie. Elsie, le personnage principal de son interview, a quitté Garmisch, en Bavière, après la guerre de 1940-1945 et a épousé un médecin américain qu’elle a connu pendant l’occupation. Un goût de cannelle et d’espoir est le récit de la vie de Elsie confié à Reba mais c’est aussi la vie de cette dernière et de leurs proches respectifs. Les dates des récits figurent en tête de chaque chapitre, les périodes se succèdent en alternance entre 1944 et 2008.

Deux époques, des préoccupations différentes mais toujours les mêmes inimitiés de l’autre. D’un côté, celle du juif, rabaissé, exterminé d’un autre celle du mexicain qu’on empêche de rentrer sur le territoire américain.

EN BREF

Une très belle histoire, mélangeant drame historique, guerre et sentiments.

 

BONNE LECTURE

★ ★ ★ ★ ☆


« Personne n’est bon ou mauvais par naissance, nationalité ou religion. Au fond de nous, nous sommes tous maîtres et esclaves, riches et pauvres, parfaits et imparfaits.
»

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Outlander : Tome 2, la Talisman

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SYNOPSIS

1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Ecosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures… Là, elle révèle à Brianna l’incroyable secret qu’elle n’a jamais dévoilé depuis qu’elle fut retrouvée inanimée auprès d’un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d’une absence inexpliquée.

MON AVIS

Quitter Claire et Jamie n’a pas été possible, alors j’ai replongé dans le seconde tome sans hésitation. Et quelle surprise de me retrouver en compagnie de Claire et de sa fille. Que c’est-il passé ?. Ais-je loupé un tome ?. Claire n’était pas enceinte à la fin du tome 1.

Rapidement j’ai rattaché les wagons et j’ai mis un sens au début de ce tome 2. Avant d’être plongé en plein Paris avec Jamie et Claire qui ont quitté l’écosse pour rejoindre la france, ses mondanités, et ces personnages divers et variés, la cour du roi Louis XV.

À la Cour du Roi de France, ils tentent de modifier le passé car Claire connaît l’avenir et ne peut pas imaginer rester impuissante face au massacre à venir. Ils espèrent réussir à manipuler les événements pour faire basculer l’histoire, ou tout du moins l’altérer au maximum. Comment tout cela est possible … Pour être honnête je ne comprends pas le raisonnement de Diana GABALDON dans ces moments là.

J’ai ressenti quelques longueurs lors ces pages, trop de complots, trop de passages historiques. Et puis le couple passionné et passionnant de Jamie et Claire tombe dans la routine, le fade, le déjà acquis. Et le mission d’altérer le passé n’a fait que rajouté du manque d’envie à ma lecture.

EN BREF

Je ne peux pas dire le contraire, cette saga est enivrante. Mais certains événements s’enchaînent trop simplement, j’ai eu à plusieurs reprises le sentiment que ce couple est au-dessus de tout. J’ai eu beaucoup de mal avec le rythme de ce tome. Peut être que quelques pages en moins n’aurait pas été une mauvaise idée. D’ailleurs je me questionne toujours sur le nombre de tome, comment s’est 12 tomes vont-ils pouvoir tous me donner envie de lire le suivant … Si quelqu’un à la réponse, je suis preneuse:)

 

LECTURE AGRÉABLE

★ ★ ★ ☆ ☆

 


« On peut briser n’importe qui si on est prêt à le faire suffisamment souffrir. »

Outlander : Tome 1, le chardon et le tartan

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SYNOPSIS

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

MON AVIS

Voilà c’est fait ! Moi aussi je peux dire que je suis addicte à la saga Outlander. Comment aurais-je pu résister ?

Oui je me suis retrouvée passionnée par cette histoire que nous raconte Diana GABALDON qui pour moi à toutes les caractéristiques d’une lecture hors pair.

VOYAGE ! AMOUR ! HISTOIRE ! DÉCOUVERTE !

Fin de la seconde guerre mondiale, Claire l’héroïne est une jeune femme de 27 ans, infirmière, mariée à Frank. Le couple est en voyage en Écosse quand soudainement elle est plongée 200 ans plus tôt, dans l’univers des Highlands.

Jamie, highlander, vit à cette époque. Il rencontre Claire et ils tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, petit à petit. Cette histoire d’amour est touchante et les fait surpasser de nombreux événements.

Car le gros point fort de cette saga, ce sont les personnages. Certains sont attachants, d’autres détestables, et il y a ceux dont on ne sait pas trop quoi penser. Il y a ceux qui arrivent, ceux qui repartent, ceux qui finalement restent. Ceux qu’on espère revoir dans le tome suivant, ceux dont on se demande ce qu’ils sont devenus, et ceux dont on espère qu’ils ont été rayés de la carte.

Et puis il y a Jamie, ce héros fort mais imparfait tellement amoureux de Claire qu’il nous fait rêver, cet homme à l’apparence de pierre mais qui cache un cœur d’artichaut. Et bien sûr il y a Claire, cette femme intelligente, forte avec du caractère, follement amoureuse de Jamie. Quand c’est deux là sont en présence l’un de l’autre, c’est magique. Et Diana GABALDON écrit avec tellement de force et d’intensité leur amour et leurs aventures qu’il est difficile de ne pas se faire embarquer.

Le côté historique de ce roman est passionnant, quelques touches par ci par là, même si tout n’est pas toujours clair et certaines fois pas assez détaillé ou trop précipité, c’est instructif et ça questionne. Ce roman donne envie d’en savoir plus sur ce pays et son histoire, de fouler le sol de ces highlanders car Diana GABALDON nous livre de vrais paysages écossais, de véritables remèdes médicinales à base de plantes et nous donne le goût du voyage.

L’histoire d’amour en Jamie et Claire est captivante, elle rend accro et donne envie au lecteur de connaître la suite. C’est cette histoire d’amour qui me fait pardonner à l’auteure, quelques longueurs, quelques incohérences sur certains détails, le passage d’une époque à une autre.

EN BREF

Ne vous laissez pas impressionner par cette série de 13 tomes, ces pavés de 800 pages, car elle est réellement addictive, ça a été une révélation pour moi, mais je ne peux pas parler de coup de cœur. J’ai terriblement envie de connaître la suite des aventures de Jamie et Claire car j’ai besoin de savoir sur le long terme ce que vaut cette saga. Envisager une autre lecture que le tome 2 Le Talisman, n’est pas envisageable:)

C’est reparti dans ma nouvelle lecture … Avec une envie de road trip en Écosse omniprésente !

★ ★ ★ ★ ★

EXCELLENTE LECTURE


« Là où il y a tout l’amour, il n’est plus besoin de paroles. Il est tout. Il est immortel et se suffit à lui-même.
»

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Le passeur

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SYNOPSIS

Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d’individu n’existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont « élargis ». Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

MON AVIS

 

Être éducatrice spécialisée ce n’est pas que poser le cadre et rappeler les règles. C’est aussi accompagner dans la scolarité, soutenir et découvrir, grâce à un jeune, une pépite comme ce roman jeunesse car il y a des livres dont on a du mal à parler. C’est le cas de ce livre. Dire que je l’ai aimé n’est pas suffisant. Dire que je l’ai adoré n’est pas assez précis. Dire que j’ai encore envie de le relire est une certitude.

Dans la vie, il y a deux types de coups de cœurs : ceux que l’on veut partager, et ceux que l’on veut garder pour soi tant ils nous semblent précieux, de peur que l’autre ne partage pas le même avis que soi. Le passeur fait partie de la deuxième catégorie.

L’écriture de Lois LOWRY est sublime et nous transporte dans un monde crée de toute pièce qui nous pousse à questionner le fonctionnement de notre société.

Jonas vit dans un monde où toutes les inégalités ont été supprimées et, par là-même, toutes les différences. En voulant éradiquer la souffrance et l’erreur, les autorités ont effacé toute notion de bonheur et d’amour. Tout est réglé, régulé ; il n’y a plus de choix possible. Chaque instant de la vie est prévu et savamment orchestré par le Comité des Sages. La pauvreté, le divorce, la guerre, la faim, le chômage, les disputes, les cris et les pleurs n’existent plus. Il n’y a plus de malheur. Plus de souvenirs. Plus de couleurs. Et plus de joie.

Mais Jonas, 12 ans, n’est pas un personnage comme les autres !

EN BREF

Une histoire émouvante comme jamais, qui donne réflexion sur notre monde. Il n’est peut-être pas parfait, mais parfois, ne pas être parfait c’est mieux que de l’être…

Une merveilleuse dystopie.

★ ★ ★ ★ ★

COUP DE COEUR


« Ce qu’il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n’est pas la douleur. C’est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés.
»

 

Le gang des rêves

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SYNOPSIS

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

MON AVIS

2 jours pour tourner c’est presque 1000 pages, et si seulement il y en avait un peu plus … qu’il est difficile de laisser ces personnages auxquels je me suis attachée, et fermer définitivement ce livre. Dilemme !

Tout commence en Italie, Cetta 15 ans est rendue boiteuse par sa mère pour lui éviter le regarde du « patron » et le viol. Cette mère qui aime tant sa fille lui jure de la tuer de ses propres mains si elle ne lui obéit pas. 15 ans plus tard, Cetta est en Amérique avec son fils, Christmas. Elle lui tient les mêmes propos que sa mère lui a tenu, obéi moi, suis le bon chemin sinon je te tuerai de mes propres mains : la force de l’amour maternel.

Ce roman est une merveille au sens où il a comblé toutes mes attentes. L’envie de voyager, l’envie d’être dépaysé, l’envie de l’inconnu. Et la plume de Luca Di Fulvio est un bonheur. On oscille entre aujourd’hui et avant, en Italie, en Amérique, à Manhattan, à New York. Cetta jeune, Cetta mère, Christmas enfant, Christmas adolescent et Christmas adulte.

La construction fait alterner les époques, les retours en arrière apportant un éclairage sur les situations plus récentes, et les personnages, qui se croisent ou se perdent pour leur malheur ou leur bonheur. Pas question de s’ennuyer un instant.

Mais ce roman c’est aussi une très belle histoire d’amour entre Christmas et Ruth, une histoire unique et déroutante.

EN BREF

Époustouflant ! Envahissant ! Transportant ! Dépaysant ! Hallucinant ! Craquant !

Et il y en a tellement d’autres pour parler de ce roman, un coup de cœur que je recommande vivement.

★ ★ ★ ★ ★

COUP DE COEUR


« L’amour ça enflammait, ça consumait, ça faisait devenir beau mais laid aussi. L’amour changeait les gens, ce n’était pas une fable. La vie n’était pas une fable. »

Les débutantes

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SYNOPSIS

Un roman d’apprentissage qui relate les parcours de quatre jeunes femmes pleines d’avenir. Sally, Célia, April et Bree se rencontrent sur le campus de Smith, une université connue pour son esprit féministe et libertaire.

MON AVIS

Qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui ? A-t-on le choix dans un monde d’hommes ? Quelles sont les différentes manières de s’engager ? Pourquoi y a-t-il plusieurs féminismes ? Avec Célia, Bree, April et Sally, J. Courtney Sullivan explore ces questions et creuse les débats théoriques en utilisant les parcours de ses héroïnes.

Celia est une fille débordante d’envies et n’arrive pas à se poser, April est une féministe aguerrie, Bree se cherche mais tend à être lesbienne et Sally est mariée et attend un enfant. Ces quatre profils sont traités à l’extrême : Celia couche avec un homme chaque soir, April se lance dans des campagnes sérieuses et dangereuses, Bree raconte ses moments érotiques et Sally nous invite à son accouchement !

C’est également l’histoire d’une amitié entre quatre filles devenues femmes, qui a des hauts et des bas, mais qui prouve que malgré les aléas de la vie, les différentes nouvelles occupations, une amitié, si elle est forte, le reste.

EN BREF

Une belle histoire d’amitié, réaliste, entre quatre jeunes femmes qui grandissent et se confrontent à la condition de la femme dans la société.

★ ★ ★ ★ ☆

BONNE LECTURE


« On ne fait pas toujours les choses que nos parents voudraient que nous fassions, mais c’est une erreur de leur part s’ils ne sont pas capables de trouver une façon de nous aimer quand même. »