La vie en Rosalie

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SYNOPSIS

Rosalie Laurent tient une jolie papeterie à Paris rue du Dragon, où elle confectionne et vend des cartes poétiques. Un jour, un vieil homme entre et renverse un présentoir. Quelle n’est pas la surprise de Rosalie face à cet inconnu qui n’est autre que Max Marchais, dont les albums ont bercé sa jeunesse ! Séduit par son talent, il lui propose d’illustrer son célèbre conte, Le Tigre bleu. Ravie de cette heureuse collaboration, elle expose l’ouvrage publié dans sa devanture. Mais un jour, un professeur de littérature anglo-saxonne, fraîchement débarqué des États-Unis, surgit dans son magasin et, après avoir lui aussi renversé un présentoir, soutient mordicus que l’histoire du Tigre bleu lui appartient. Max Marchais serait-il un plagiaire ? Les deux jeunes gens, d’abord hostiles, vont faire cause commune pour enquêter et mettre au jour un secret qui les liera à tout jamais. Comme dans les précédents Barreau, le destin se nourrit de coïncidences, de hasards et l’amour savamment contrarié doit triompher de malentendus et quiproquos. Régal de suspense et d’émotion, La Vie en Rosalie est une histoire mutine dont le charme délicatement anachronique est une incitation à prendre son temps et savourer les petits riens de la vie.

MON AVIS

Craquer pour une couverture : chose faite. J’ai découvert ce roman lors d’un concours IG, que j’ai bien entendu perdu. Alors qu’elle n’a pas été mon bonheur de découvrir ce livre chez Emmaüs:)

Rosalie est une jeune femme rêveuse, artiste qui tient une boutique de carte postale dans Paris, qu’elle dessine elle-même. On la suit dans les rues de Paris, ses rencontres, ses envies, ses déceptions.

La plume de l’auteur est fluide, entraînante et je n’avais qu’une envie suivre les pas de Rosalie. Par moment l’histoire est prévisible tout comme les enchaînements et la fin un peu trop bâclée à mon goût, le dernier quiproquo n’est pas crédible. Mais chut, No spoil.

C’est un livre qu’on a envie de serrer contre notre cœur, même s’il n’a rien d’exceptionnel, qui donne envie d’aller manger des croissants tous les matins à Paris, de flâner près de Notre-Dame et de la Tour Eiffel, et de croire un peu beaucoup à l’amour et à la magie des petites choses.

EN BREF

Une lecture agréable, mignonne à souhaite, qui fait voyager dans les rues d’un Paris magique et romantique. Une chouette lecture estivale sans prise de tête.

★ ★ ★ ☆ ☆

LECTURE AGRÉABLE

« C’est souvent lorsqu’une chose et irrémédiablement perdue qu’on prend la mesure de ce qu’elle signifiait pour nous. »


Jamais deux sans toi

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SYNOPSIS

La vie de Jess est un désastre. Son mari a disparu de la circulation, son fils revient du collège couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille, petit génie des maths, l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. Alors qu’elle finit par se faire à l’idée que sa vie n’est qu’une somme de galères, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la maison de campagne. Accusé de délit d’initié, Ed est en mauvaise posture : il risque d’être ruiné et envoyé en prison si son procès tourne mal. Soucieux de s’acheter une conduite, il se propose de venir en aide à Jess. Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels ? Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.

MON AVIS

C’est l’histoire d’une famille pas comme les autres. Jess est femme de ménage, termine comme elle peut chaque fin de mois, depuis que le père des enfants est parti depuis deux ans. Tanzie est une boss des maths sur le point d’intégrer une grande école et Nicky est un adolescent mal dans sa peau et harcelé par ses voisins. Un soir, le chemin de Jess serveuse le soir dans un bar croise celui de Ed, directeur d’une start up, accusé de délit d’initié, qui n’est pas en état de rentré chez lui en voiture.

Et c’est parti pour une traversée de l’Angleterre en compagnie de ces 4 personnages, sans oublier le chien.

J’ai aimé cette lecture, ces personnages chacun bien différents les uns des autres mais si complémentaires, la force de Jess, la prise de conscience d’Ed, l’aide qu’il a pu apporter à cette famille sans rien demander en retour. J’ai aimé la rencontre entre Jess et Ed, cette histoire d’amour tout en douceur entre ces deux personnages abîmés.

Une belle histoire, émouvante, touchante et une happy-end 🙂

EN BREF

J’ai découvert Jojo MOYES après avoir vu Avant toi et lu Après toi. Un film et un livre qui m’ont fait passer du rire au larmes, un bonheur. Cette lecture confirme, pour moi, le talent de cet auteur, et me donne qu’une envie, découvrir un nouveau livre, pourquoi pas La dernière lettre de son amant.

★ ★ ★ ★ ★

TRÈS BONNE LECTURE

« Tu sais, tu peux passer ta vie entière à ne te sentir nulle part à ta place. Et un jour, tu entres dans une pièce, que ce soit à l’université, dans un bureau ou dans un club, et tu te dis : « Ah, ce sont eux. » Et d’un coup, tu te sens chez toi. »


Madame Bâ suivi de Mali, ô Mali

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SYNOPSIS

Madame Bâ Marguerite est née le 10 août 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal. Fille de forgeron, Madame Bâ aime la connaissance. Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, elle présente une demande de visa. On la lui refuse. Alors elle s’adresse au Président de la République Française. Nom, prénoms, lieu de naissance ? Elle raconte l’enfance émerveillée au bord du fleuve, l’amour d’un père, l’apprentissage des oiseaux… sa passion somptueuse et douloureuse pour un trop beau mari peul. Madame Bâ raconte l’Afrique d’aujourd’ hui, ses violences, ses rêves cassés, ses mafias. Mais aussi ses richesses éternelles de solidarité, ce formidable tissage entre les êtres. Le portrait d’une femme africaine qui doit lutter pour sa dignité et sa liberté.

MON AVIS

Le premier livre Madame Bâ, est le parcours vécu par Mme Bâ, née Dyumassi pour obtenir un VISA d’un mois pour retrouver son petit fils noyé dans le monde français du football.

J’ai beaucoup aimé le début, l’enfance de Marguerite, qui m’a permis de me plonger dans la culture malienne, l’ambiance, les traditions et les liens familiaux. Pourtant, la lassitude est venue après environ 300 pages (le roman en édition poche en compte 500 en tout).
Le thème est intéressant et la construction originale : Madame Bâ nous raconte sa vie au fil des questions du formulaire de demande de visa, puis au travers d’une lettre adressé au Président de la république, suite au refus de VISA. C’est un personnage très attachant, cette femme au caractère si fort, mais l’attachement ne permet pas de combler le manque d’action.

Au début du second livre, Madame Bâ a retrouvé son petit-fils et 20 ans plus tard ils vivent tous les deux en France. Ils sont missionné pour retourner ensemble au Mali, Michel, son petit fils, prend la plume. Tout deux vont être confronté au fonctionnement d’un pays dans lequel ils ne vivent plus, dur retour en arrière pour eux.

Je dois reconnaître que malgré une écriture fluide et agréable, je n’ai pas réussi à me plonger et à prendre plaisir dans cette lecture qui revendique de nombreux droits boycottés en Afrique.

EN BREF

Un joli voyage, dans un pays inconnu, des explications sur certaines pratiques culturelles. Je regrette quelques longueurs sur la fin du premier livre et à partir de la moitié du deuxième.

★ ★ ★ ☆ ☆

LECTURE AGRÉABLE

« La France est blanche : ta peau noire n’y sera qu’une salissure. La France est froide : toi si frileux, tu y grelotterais même en été. La France est grise : les couleurs n’y viennent plus, de peur d’être mangées. La France est sourde et muette : un passant, un voisin ne répondent pas quand on leur parle. Tu sais faire les additions ? Blanche + froide + grise + sourde + muette, ça donne quoi ? Calcule bien. Ça donne l’enfer. Tu ne vas pas me dire que tu préfères l’enfer de là-bas aussi difficultés d’ici ?


Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

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SYNOPSIS

Tout à la fois roman et livre de développement personnel, suivez Camille sur le chemin de la vie de ses rêves. Débordée par son travail, son couple et son rôle de mère, la trentenaire a perdu sa joie de vivre, mais une rencontre va tout changer… Dans la lignée des livres de Laurent Gounelle, un parcours initiatique touchant, mais aussi un inspirant coaching riche en techniques créatives. Comme Camille, apprenez à enchanter votre vie !

MON AVIS

Ma chronique ne sera pas très longue car ma lecture a été rapide. Pour être honnête, je n’ai pas du tout, mais vraiment pas du tout accroché avec cette lecture. J’ai trouvé l’histoire trop fade, dégoulinante de bons sentiments, tout va bien dans le meilleur des mondes.

J’ai trouvé que les hasards, comme la panne de voiture de Camille et sa rencontre avec Claude « routinologue », n’étaient pas de véritables hasards.

Pourtant, les premiers chapitres m’avaient bien accroché, j’appréciai l’intrigue et la qualité d’écriture de l’auteure, mais le scénario a eu raison de moi.

EN BREF

Une lecture qui m’a profondément ennuyé en ce jour de 14 juillet. J’en profite pour souhaiter une joyeuse fête aux Camille:)

Décidément le développement personnel n’est pas mon genre de lecture.

☆ ☆ ☆ ☆ ☆

MAUVAISE LECTURE

« Les grands bonheurs viennent du ciel, les petits bonheurs viennent de l’effort.»


Petit Pays

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SYNOPSIS

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

MON AVIS

Petit Pays, Prix concourt des lycéens nous retrace l’insouciance de l’enfance brisé par la guerre, le génocide … la folie des hommes. Gaby, 10 ans, vit heureux au Burundi entouré de ses copains, jusqu’à la guerre civile qui oppose Tutsi et Hutu éclate. Tout s’écroule autour de lui, petit à petit, le mariage de ses parents et ce contexte politique dramatique. Au fil des pages, Gaby s’éloigne de sa naïveté d’enfant.

C’est l’histoire d’un adolescent arraché à sa terre pour survivre, le Burundi c’est l’histoire d’un adulte vivant en France et qui tous les jours, et plus particulièrement le jour de son anniversaire repense à son enfance, son pays qu’il a dû quitter. Qui est-il ? Que représente cette terre pour lui ?

EN BREF

L’histoire est poignante, l’écriture manque peut être d’émotion ce qui fait que je ne partage pas l’avis de ma bibliothèque « Coup de cœur 2016 », mais ce livre nous fait prendre conscience de la réalité de la guerre et d’un pays oublié et me donne envie de poursuivre mes lectures sur l’Afrique et les conflits, non-dits, qui s’y passent.

★ ★ ★ ★

BONNE LECTURE

« Si l’on est d’un pays, si l’on y est né, comme qui dirait : natif-natal, eh bien, on l’a dans les yeux, la peau, les mains, avec la chevelure de ses arbres, la chair de sa terre, les os de ses pierres, le sang de ses rivières, son ciel, sa saveur, ses hommes et ses femmes.»


Juste avant le bonheur

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SYNOPSIS

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance.

MON AVIS

Une caissière, jeune maman, vivant seul avec son enfant de 3 ans. Un homme d’une cinquantaine d’année qui l’a prend sous son aile, les emmène en vacances. Il veut les aider ou lui a-t-il besoin de leur aide ?

Les premières pages m’ont fait m’interroger, trop de bons sentiments, les contes de fées n’existent pas mais Agnès LEDIG nous donne envie d’y croire, à cette vie, aux personnes désintéressées, qui tendent la main par pure bonté d’âme. On s’attache à ces personnages, ces destins bousculés, abîmés par la vie, qui se jaugent, s’entraident et se reposent les uns sur les autres. On ne veut plus les lâcher. On se fait prendre dans leurs vies, le conte de fées n’est pas si rose que ça, finalement on est dans la vraie vie.

Sa plume en or, sa qualité d’écriture inouïe, qui fait avaler les pages de ce roman à vitesse grand V, sans possibilité d’abandonner. Les mots sont simples, tout est doux mais les émotions procurées sont fortes. En peignant la douleur et la tristesse, elle nous donne pourtant à lire un roman optimiste, un vrai éloge de la vie.

EN BREF

Une histoire poignante, tendre, pleine de chaleur et de réconfort. Un roman sur la vie, qui fait du bien.

 

★ ★ ★ ★ ★

TRÉS BONNE LECTURE

« Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle. »


La fille d’avant

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SYNOPSIS

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

MON AVIS

Une splendide maison, un loyer peu élevé, 200 règles à respecter .. si c’est le prix à payer pour ce palace, pour se recentrer sur l’essentiel, pour retrouver certaines priorités

Quelques années plus tôt, Emma a accepté de passer ce contrat et n’est plus en vie pour en parler, aujourd’hui, c’est Jane qui a réussi les tests et qui va pouvoir tenter de se reconstruire après le drame qu’elle a vécu.

Qui est Edward, l’architecte, propriétaire de cet appartement ? Quel rôle joue-t-il ?.

Un thriller psychologique
Des chapitres courts, entre passé et présent, entre Jane et Emma.
Un huis clos, obsédant, angoissant, oppressant…
Des certitudes prendront place aux doutes et inversement.
Comment la manipulation s’installe et peut influencer le quotidien d’une personne.

Le roman s’appuie sur l’art de la manipulation alors que l’on ignore qui tient les ficelles. Et c’est bien entendu le meilleur moyen pour accrocher le lecteur, qui n’a d’autre choix que de tourner compulsivement les pages pour atteindre le dénouement.

EN BREF

Un polar mis en avant dans la bibliothèque de mon village et une excellence lecture : déconcertante. Un thriller qui m’a étrangement fait penser à la Fille du Train de Paula HAWKINS tout au long de ma lecture.

★ ★ ★ ★

BONNE LECTURE

« La plupart des gens consacrent toute leur énergie à essayer de changer les autres, alors que la seule personne que l’on peut vraiment changer, c’est soi-même. Et encore, c’est incroyablement difficile. »