Madame Bâ suivi de Mali, ô Mali

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SYNOPSIS

Madame Bâ Marguerite est née le 10 août 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal. Fille de forgeron, Madame Bâ aime la connaissance. Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, elle présente une demande de visa. On la lui refuse. Alors elle s’adresse au Président de la République Française. Nom, prénoms, lieu de naissance ? Elle raconte l’enfance émerveillée au bord du fleuve, l’amour d’un père, l’apprentissage des oiseaux… sa passion somptueuse et douloureuse pour un trop beau mari peul. Madame Bâ raconte l’Afrique d’aujourd’ hui, ses violences, ses rêves cassés, ses mafias. Mais aussi ses richesses éternelles de solidarité, ce formidable tissage entre les êtres. Le portrait d’une femme africaine qui doit lutter pour sa dignité et sa liberté.

MON AVIS

Le premier livre Madame Bâ, est le parcours vécu par Mme Bâ, née Dyumassi pour obtenir un VISA d’un mois pour retrouver son petit fils noyé dans le monde français du football.

J’ai beaucoup aimé le début, l’enfance de Marguerite, qui m’a permis de me plonger dans la culture malienne, l’ambiance, les traditions et les liens familiaux. Pourtant, la lassitude est venue après environ 300 pages (le roman en édition poche en compte 500 en tout).
Le thème est intéressant et la construction originale : Madame Bâ nous raconte sa vie au fil des questions du formulaire de demande de visa, puis au travers d’une lettre adressé au Président de la république, suite au refus de VISA. C’est un personnage très attachant, cette femme au caractère si fort, mais l’attachement ne permet pas de combler le manque d’action.

Au début du second livre, Madame Bâ a retrouvé son petit-fils et 20 ans plus tard ils vivent tous les deux en France. Ils sont missionné pour retourner ensemble au Mali, Michel, son petit fils, prend la plume. Tout deux vont être confronté au fonctionnement d’un pays dans lequel ils ne vivent plus, dur retour en arrière pour eux.

Je dois reconnaître que malgré une écriture fluide et agréable, je n’ai pas réussi à me plonger et à prendre plaisir dans cette lecture qui revendique de nombreux droits boycottés en Afrique.

EN BREF

Un joli voyage, dans un pays inconnu, des explications sur certaines pratiques culturelles. Je regrette quelques longueurs sur la fin du premier livre et à partir de la moitié du deuxième.

★ ★ ★ ☆ ☆

LECTURE AGRÉABLE

« La France est blanche : ta peau noire n’y sera qu’une salissure. La France est froide : toi si frileux, tu y grelotterais même en été. La France est grise : les couleurs n’y viennent plus, de peur d’être mangées. La France est sourde et muette : un passant, un voisin ne répondent pas quand on leur parle. Tu sais faire les additions ? Blanche + froide + grise + sourde + muette, ça donne quoi ? Calcule bien. Ça donne l’enfer. Tu ne vas pas me dire que tu préfères l’enfer de là-bas aussi difficultés d’ici ?


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